Plus que jamais travailler la maitrise de la langue


Risselin, Busch, Vibert

 

« L’acquisition du langage, c’est-à-dire de la capacité croissante à élaborer une pensée complexe, est notre premier objectif pédagogique, dans toutes les disciplines » (Circulaire de rentrée 2026). « La maîtrise du langage est au cœur de mon projet pour l’École » (France-Inter, juin 2026). En ce printemps 2026, les déclarations répétées du ministre Edouard Geffray invitent à travailler de façon encore plus volontaire et réfléchie la maitrise de la langue par les élèves.

Pour nous y aider, Karine Risselin, Emilie Busch et  Anne Vibert, toutes membres de l’AFEF, publient une version actualisée d’un ouvrage essentiel. Au plus près des vivantes pratiques de classes, il propose en ce sens bien des clefs « pour comprendre » et « pour agir ».

L’ouvrage éclaire combien la maitrise de la langue constitue un « problème de métier » : les questions de syntaxe, de vocabulaire, d’orthographe interrogent toutes les disciplines ; il apparait dès lors nécessaire de déployer des dispositifs collectifs de travail « pour placer la maitrise de la langue au cœur des apprentissages ». « La vigilance orthographique », par exemple, se construit lentement et collectivement : « elle suppose des repères partagés entre enseignants et une sollicitation régulière des élèves, afin que l’orthographe devienne moins un objet de sanction qu’un objet d’attention, de raisonnement et de progrès ».

L’ouvrage livre aussi de nombreux exemples de pratiques de classes, susceptibles, en particulier en français, de favoriser manipulations, réflexions, transferts : des stratégies possibles d’écriture, des pistes d’activités autour de la ponctuation ou du vocabulaire, des « chantiers de grammaire » ...

Ouvrage

 

La nouvelle édition de l’ouvrage présente ses spécificités :

« La première édition a rencontré un large écho auprès de collègues dans les classes, de collègues formateurs et formatrices tant dans le premier que le second degré. Nous avons choisi de rendre compte des expériences que mènent des collègues régulièrement : un exemple d’écrits intermédiaires en mathématiques au collège autour du théorème de Pythagore, ou comment de jeunes élèves tâtonnent, un autre exemple en Histoire où des élèves de troisième tournent autour de la notion des « Lumières » en lisant des documents variés et en échangeant sur ce qu’ils ont compris, tout en écrivant.

Nous avons aussi souligné le dynamisme de collectifs de travail tant dans des groupes que les réseaux sociaux, groupes donc plus informels mais qui permettent de diffuser des pratiques intéressantes quand elles sont adossées à des principes didactiques réfléchis. Nous avons répondu aux nombreuses questions autour des « chantiers » de grammaire en enrichissant la partie dédiée à l’étude de la langue ; ces ateliers dont s’emparent de nombreux collègues de français sont des séances où le plaisir des élèves à manipuler la langue est souvent remarqué !

Enfin, nous avons aussi profité de cette deuxième édition pour réorganiser la bibliographie afin de la rendre plus pratique à consulter. »

(Interview de Karine Risselin, Emilie Busch et Anne Vibert dans le Café pédagogique du 8 juin 2026)

 

Sur le site de la maison d’édition ESF

 

Soumis par   le 09 Juin 2026